La ville des mille Casbahs accueille chaque année de
nouvelles figures, de nouvelles stars et de nouveaux producteurs, tous amoureux
de cette région magique d’une grande splendeur et de vastes sites présentant un
tableau naturel varié, se qui constitue un contraste éblouissant. Avec son
calme, l’hospitalité et la disponibilité de ses citoyens, la ville du cinéma,
ne cesse devenir de jour en jour belle aux yeux de ses visiteurs habituels.
L’industrie cinématographique est devenue l’un des vecteurs
de l’économie régionale et nationale, du fait qu’elle crée des emplois directs
et indirects, augmente le taux de fréquentation touristique par une clientèle
de ce créneau, encourage les investissements dans les domaines des secteurs en
relation avec cette activité et autre. Ouarzazate a donc connu une grande
mouvance dans ce sens, car une centaine de films, d’épisodes et de feuilletons
y sont tournés depuis les années trente, ce qui a en définitive, généré des
recettes importantes en devise et a crée dans les environs de 100000 emplois
directe et indirects. D’ailleurs, la ville s’est dotée, en conséquence, par des
unités hôtelières et touristiques de différentes gammes offrant une capacité
d’accueil avoisinant les 5000 lits.
Grâce à sa renommée et à sa position comme pôle de tournage,
Ouarzazate a drainé de grosses recettes et des investissements considérables
d’une moyenne de 75 millions de dollars. Le tournage de grands films a augmenté
les recettes en fin 2000, ce qui a atteint dans les environs de 145 millions de
dollars, et ce grâce aux productions grandioses telles que : Gladiateur de
« Redey Scott », « Le retour de la momie » de Stephen
Sommers, « Astérix, mission de Cléopâtre » d’Alain Chabat,
« Laurence d’Arabie » de Omar Chérif « Le retour de l’étalon
noir »….. Pour l’année en cours il est prévu d’atteindre une enveloppe
budgétaire de 150 millions de dollars dont certains projets ont déjà été
réalisés pour le tournage des films : « Alexandre Le
Grand » d’olivier Stone, « Le Royaume magique » de Redley Scott
et « Sahara » de Mickel Beckenridge.
La seconde version du film « Alexandre le grand »
sera tournée par Baz Lhermann avec Léonardo de Caprio pour interprète
principal. Le lancement de ces grands tournages sera accompagné par la
construction et la mise en forme de nouveaux studios de Dino de Lorentis
Morocco dont les travaux ont déjà débuté sur une superficie de 160hectares.
Cette mise en forme d’un studio international prévoit la construction de deux
plateaux de tournages , un grand nombre de bureau équipés avec un matériel de
haute technologie, des ateliers pour les travaux divers, des ateliers pour la
décoration , le maquillage, la coiffure, les costumes . La construction d’un
grand restaurant est aussi programmé.
Il est à signaler que la mise en place d’un centre de
formation aux du cinéma, par la société Dagham Film avec la coopération
italienne vient pour confirmer la place de Ouarzazate dans le cinéma mondial.
Ce centre est provisoirement annexé à l’Institut de technologie Hôteliére et
Touristique de Ouarzazate, où les étudiants suivent, intensivement, les cours
théoriques pour une durée de trois mois, délai fixé pour son ouverture
officielle au studio Kanzamane de M. Mohammed Asli.
Comptant actuellement quatre centres de tournages des films,
Ouarzazate connaît aujourd’hui une grande animation au niveau social et au
niveau économique. Le cinéma est en fait un véritable levier de l’économie,
c’est un grand moyen de dynamisation et de l’animation de la ville, à tous les
sens, ce qui permet même aux petits restaurant de bien fonctionner, et aux
petits commerces de trouver issue, grâce à une main d’œuvre locale et
d’ailleurs qui travaille dans le cinéma. Le tourisme local y trouve chemin, car
tous les secteurs sont touchés par cette mouvance : le petit vendeur
d’objets d’arts et de souvenirs , l’agence de location de voitures le
bazaristes, les guides……etc.
La ville est en somme bien animée pendant la période du
tournage, tout un chacun peut y trouver place . Le volume des activités que
connaît la province, grâce au cinéma a suscité une grande organisation et un
encadrement très stricte des citoyens locaux et d’ailleurs pour empêcher
l’implantation de mauvaises pratiques et la contamination de cette communauté
ouarzazie connue par son sérieux, son hospitalité. Les autorités sont donc très
attentives à cela en menant une sécurité de pointe et de rigueur sans relâche
pour garder le cachet culturel et traditionnel qui, d’ailleurs en fait la
distinction.
Et donc il faut dire que tout le monde est conscient,
aujourd’hui, du fait que le développement économique , technologique et industriel
d’une région est un phénomène qui doit permettre aux citoyens de garder leur
authenticité et leur culture ancestrale comme patrimoine, seul témoin de leur
identité.
Nous disons un grand OUI au développement du cinéma, du
tourisme et toutes nouvelles technologies de pointe, qui nous permettent de
garder notre identité pour que nos enfants puissent un jour savoir, qui, ils
sont.
Et enfin , en guise de répétition, pour insister, une
économie durable et saine est tributaire du respect de la culture, de
l’éthique, du civisme et de la civilisation locale, car Ouarzazate est un
ensemble composé se citoyen, de sites, de culture, de traditions…et non un
produit, une destination tout simplement commercialisée . Alors prenons les
choses dans leur bon sens, et développons ensemble une animation, construisons
des parcs de plaisances, des musées d’art berbère, d’art culinaire, organisons
les troupes folkloriques, afin de mettre en valeur cette culture unique.
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