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Festival Asilah Maroc | |
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Asilah au mois d'août, c'est le festival culturel international. L'événement
créé il y a 27 ans marque de son empreinte la cité balnéaire. Elle s'y associe
totalement aujourd'hui. Porté par deux hommes, qui en ont conçu l'idée, tracé
l'itinéraire et marqué le destin, en l'occurrence Mohamed Benaïssa et son ami de
toujours Mohamed Melehi, le Festival culturel international d'Asilah est devenu au fil du temps et des années un
moment de partage et de rencontres diverses.
Des hommes et des femmes,
des intellectuels, des scientifiques, des chercheurs, des poètes et des artistes
s'approprient l'espace durant la période estivale. Asilah devient un haut lieu de la rencontre des cultures et
des confessions, des créations, des émotions et de rêves multiples.
La
parole libre, sans contraintes, fait revenir à chaque année dans la ville les
hommes à l'esprit indépendant et aux engagements clairs et authentiques.
D'autres y retournent parce qu'ils ont été conquis par le charme de la cité.
Beaucoup sont devenus des inconditionnels du festival culturel d'Asilah, parce
que la petite ville de l'atlantique a parlé à leur âme, les a séduite.
Tchykaya U Tam'si, le
poète africain, aimait à circuler dans la ville, se mélanger à sa population et
humer ses odeurs et s'enivrer des senteurs que dégagent les plantations que les
habitants mettent un soin particulier à entretenir pour en décorer les devantures de leurs maisons basses, peintes à
la chaux blanche.
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Lorsque ses pas fatigués ne le portent plus, le poète
trouvait refuge dans un jardin où il s'installait sur le même banc face à la
mer, pour se plonger dans la méditation. Un moment de calme, de détente et de
paix qu'il appréciait tout particulièrement à l'heure du coucher du soleil.
Chykaya U Tam'si, emporté par la mort, n'est plus revenu à Asilah. Mais la ville s'en souvient à jamais. Une plaque commémorative est
placée dans ce même jardin où le poète venait se reposer et qui en porte
aujourd'hui le nom.
Ghassan Abdelkahlek était, jusqu'à l'année dernière, une figure
imposante du Festival. Le journaliste libanais concrétisait un vieux rêve. Il
organisait la première édition du cinéma Sud-Sud. Une idée qui l'habitait et qui
consistait à montrer la "richesse du cinéma des pauvres". Le pari a été tenu et
le public, enthousiaste et émerveillé, a pu découvrir des œuvres cinématographiques variées, portant des signatures
marocaines, iraniennes, indiennes, chinoises, argentines ou encore nigérianes.
Le grand dessein de Ghassan Abdelkhalek pour ce festival,
dont l'idée a germé puis grandi à Asilah, était de faire rencontrer les
producteurs, les réalisateurs et les acteurs pour l'éclosion de projets et
d'initiatives à même de permettre, à terme, l'essor de la production
cinématographique des pays du sud. Le projet est encore à ses débuts, mais Ghassan Abdelkahelk n'est plus là pour
veiller à son aboutissement final. Il est parti l'an dernier, à Paris, des
suites d'une crise cardiaque.
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